Pédicure bovin : « Je vois
près de 1 800 vaches par an »
« Au bord des routes, si vous voyez des vaches, qu'elles sont toutes debout et qu'il y en une qui est couchée, c'est qu'elle a un problème ». Un abcès à un onglon ? Les entretenir et les soigner, c'est le métier de Jean-Philippe Bardet
Vache : mammifère ongulé, ruminant… Quand la vache a mal à un onglon, elle se couche, cesse de brouter et produit moins de lait. Le soigner, c'est le métier du pédicure bovin. Ils sont à peu près cinq dans l'Ain. Jean-Philippe Bardet commente son activité, le parage.
Les vaches renâclent à entrer dans le « travail » ?
Avec un couloir de contention, elles rentrent toutes seules dans la cage de contention en voyant les copines devant. Sinon, elles sont guidées au licol. Elles ressortent toutes seules à reculons ou, si on ouvre une porte, elles passent par-devant. Les vaches de concours sont les plus dociles.
Quels outils utilisez-vous ?
Un rogne-pied électrique, une rénette - un couteau droit - et un coupe onglon. Elles ne sentent rien.
Dans quel but les éleveu...
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près de 1 800 vaches par an »
la phraseMeillonnas : fin du feuilleton travaux et ouverture au printemps
Fin de la saga et des travaux d'Hercule. Ça sent le neuf, dans les appartements du baron. Premier accrochage
à la fin mai avec la Semaine du Japon, pour le futur centre d'art contemporain
L'hôtel Marron de Meillonnas, splendide bâtisse du XVIIe, demeure du baron Hugues Constant Marron, résidence des Visitandines, puis siège de la trésorerie et enfin vide de tout occupant... Fin 2003, quand les travaux de mise hors d'eau et hors d'air démarrent, il a perdu de sa superbe. Vandalisme, pillage et infiltrations ont eu raison de la charpente, des boiseries, des murs. Meillonnas, c'est une éponge. Moisissures et mérule - le champignon des maisons - ont fait des ravages. « Il a fallu flamber les murs ! » Le chantier de longue haleine annoncé à l'époque vire aux travaux d'Hercule. Six ans et deux tranches de travaux plus tard, c'est un peu la fin d'un « 3 000 mètres steeple», pour Brice Vahier, arrivé en même temps que Françoise Albanese, architecte à l'époque...
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« La sexualité des trèfles à quatre feuilles », vendredi à Jean-Vilar
« Convolvulus (1), eucalyptus, papyrus, phallus, prépuce, utérus, fœtus… Bordel ch'suis foutusss ». Hélène Grange vocalise et Michel Sanlaville caresse sa contrebasse. « La Sexualité des trèfles à quatre feuilles », c'est vendredi soir au petit théâtre Jean-Vilar. Mais qu'est-ce qui se cache derrière le croquignolet intitulé du futur spectacle de la compagnie Les Zondits ?
« Il traite de la sexualité sous tous les rapports, de ce qui est normal et de ce qui est anormal. Comme le trèfle à quatre feuilles qui est une anomalie génétique et monstrueuse, même s'il porte chance », énonce Brigitte Mercier, auteur et metteur en scène. « Quand on parle de sexualité végétale, animale ou de celle de l'homme, on tombe fatalement sur un certain nombre de déba...
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Les généralistes et la grippe A :
« qu'on nous donne les moyens… »
Un peu l'impression d'être la cinquième roue du char du dispositif du gouvernement ? Les médecins sont prêts à vacciner. Mais pas à faire dans la débrouille. Entretien avec Pascal Pénétrat, vice-président de MG France dans l'Ain
Les médecins généralistes sont habilités à vacciner contre la grippe A depuis mardi. Concrètement, rien n'a démarré. Et ils n'ont aucune idée de la manière dont ils vont s'y prendre.
« Quand on nous l'a annoncé, la première chose qu'on s'est demandée, c'est : où sont les vaccins ? Ils sont dans les centres de vaccination ». Entretien avec Pascal Pénétrat, vice-président du syndicat MG France dans l'Ain.
Que dire de la réponse tardive à votre proposition de vacciner dans les cabinets ?
On est au service de la population. La vaccination, c'est important de la proposer à nos patients. Même si on a été appelé tardivement à vacciner, c'est toujours d'actualité. Mais nous sommes furieux. Après plusieurs mois on nous dit : les généralistes vont vacciner !
On ...
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Qu'est-ce qui a changé après la grève du lait ?
Retour à la ferme de la Richonnière à Saint-André-sur-Vieux-Jonc, trois mois après les dons et les épandages. Les époux Damians et Pierre-Yves Chanel analysent une lointaine perspective au niveau européen
Jeudi 17 septembre, au pied du tank à lait de la ferme de la Richonnière, à Saint-André-sur-Vieux-Jonc, Françoise et Francis Damians remplissent des bouteilles pour l'Épicerie solidaire.
À leurs côtés Marguerite Bury et Pierre-Yves Chanel, éleveurs dans la même commune. Nous sommes en pleine grève du lait.
Treize jours durant, « on a fait partie de ceux qui sont venus ramasser et faire de l'épandage à Montracol et à Lent », témoigne Françoise Damians.
Les choses ont-elles bougé, depuis ?
« Il y a une tendance à moins de libéralisme, au niveau européen et à essayer de réguler les marchés, depuis le conseil des ministres de l'Agriculture, en octobre. Il y a eu des déclarations, on va dire. Un comité d'experts a été nommé. Il doit rendre son rapport en ju...
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Expédition au Spitzberg : l'aventure humaine de trois pompiers
Les membres de l'association Cercle aventure s'envolaient pour l'arctique au printemps. Huit jours à skier sur la glace et à pagayer dans les fjords dans un pays qui compte plus d'ours que d'habitants
12 « Les premières fois, on les enlevait avec la fourchette… Les poils d'ours. Quand on faisait fondre la glace pour boire, on les passait à l'écumoire, tellement il y en avait ».
Jérôme Ianiro, Jeff Nivière (le Lyonnais de l'équipe) et Fabrice Jounot, trois pompiers de l'association Cercle aventure, s'envolaient le 26 avril pour huit jours d'une expédition inédite au Spitzberg, à 950 kilomètres du Pôle nord. « Un tracé engagé ». Port d'arme obligatoire… « L'ours, c'est une bête solitaire. Mais quand tu le croises, c'est pas bon signe ». 3 500 plantigrades pour 2 800 habitants… Hormis des traces toutes fraîches, ils ne l'ont pas vu. « Fabrice, c'était l'armurier. Il était en charge du fusil ». Arrivé au campement, il plantait les bâtons de s...
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